Les Mages Blancs et leur Histoire

Aller en bas

Les Mages Blancs et leur Histoire Empty Les Mages Blancs et leur Histoire

Message  Le Mage Blanc le Lun 7 Déc - 15:11

Il était un temps ou l'univers fut créé.

Et il fut un temps où cet univers qui avait vu naitre tant de choses se trouva terrassé par des luttes incessantes. Les oppositions de clans, les guerres fratricides. Pour on ne sait quelle raison, la lutte au pouvoir était lancée. Chacun voulait se démarquer des autres. Tous les habitants de l'univers voulaient le dominer, assombrissant les cieux de toutes les contrées et répandant en tous lieux une odeur de mort et de destruction.

C'est alors qu'il se passa quelque chose qui reste encore aujourd'hui inexpliqué. Les nuages s'ouvrirent. Tout semblait vouloir rester figé, comme paralysé par cette lumière brusquement surgi de nulle part. Et une voix forte parla, posément, mais d'un ton qui n'engageait ni au dialogue, ni a la contestation... Tous écoutèrent très attentivement sans le moindre bruit...

La voix expliqua que puisque les êtres vivants voulaient se détruire, ils seraient anéantis...

Et en un instant, en un éclair, ce fut fait... La puissance dont avait parlé la voix s'abattit sur toutes les contrées... Et tous périrent..

Presque tous. Car punir ne veut pas dire éradiquer... Et il ne resta que trois poignées d'être vivants qui purent, comme par miracle, échapper au cataclysme...

Et la voix s'adressa à eux...
"J'ai gardé trois groupes d'êtres vivants sur ces contrées, les Mages Noirs, les Mages Sombres et les Mages Blancs... À chacun de prouver sa valeur et sa capacité à développer la sagesse et à la perpétuer...
Vous retrouverez votre nature profonde et pourrez la développer tout au long de vos 200 années de vie."

Les groupes s'éloignèrent stupéfaits par ce qui venait de se produire.

Les Mages Noirs s'implantèrent dans une vaste plaine, établissant des campements de tentes. Le temps passa et la magie qui leur avait tant servie finit par disparaitre. Et au fil du temps ils l'oublièrent. Ils redécouvrirent les forges, les métaux et les armes. Ils réapprirent à se battre, l'art du siège. Et peu à peu, ils devinrent de parfaits barbares, préférant souvent utiliser la force et les armes plutôt que l'esprit. Petit à petit des clans se formèrent. Des divergences apparurent et certains d'entre eux partirent former leur propre clan, colonisant ainsi la planète de plus en plus loin...

Les Mages Sombres de leur côté cherchèrent à vivre paisiblement, et à développer la magie. Mais chez les Mages Sombres, le hasard avait voulu que ne subsistent que des jeunes. Aucun ancien, aucun sage qui eut pu apporter ordre, sagesse et connaissance. Cela ne découragea pas les Mages Sombres. Comme bien des jeunes, ils étaient persuadés de pouvoir maitriser cette situation et de faire aussi bien, voire mieux, que les anciens. Au fil du temps, la magie des Mages Sombres stagna puis dégénéra lentement, jusqu'à ce qu'ils ne se souviennent plus que des sorts de base...

Et les Mages Blancs commencèrent une vie aussi heureuse que possible... Apprenant de leur passé et de leurs erreurs, ils développèrent une vie sage, basée sur la maitrise de leurs arts magiques...

Nous allons vous conter leur histoire...

Et le temps passa... Les saisons succédant aux saisons...

Les connaissances des Mages Blancs croissaient avec eux...

Ce petit groupe se développa, et s'étendit au fil des ans et des siècles.

Les quelques étrangers qui trouvèrent par hasard le chemin de la Guilde ne quittèrent les lieux qu'avec de bonnes idées et de bons souvenirs. Les Mages Blancs avaient compris que leurs pouvoir devaient d'abord et avant tout servir à dispenser le bien. Ils devinrent de loin les meilleurs dans l'art des potions, dans les formules de soin, les sorts de récupération et de régénération. Le seul secret qui leur échappait encore était celui de la vie éternelle, mais leur sagesse leur dictait que celui ci, il ne fallait point le chercher.

On raconte le soir au coin du feu, lors des grands rassemblements festifs de la cité, qu'il y avait il y a fort longtemps, fort fort longtemps, un grand savant des Mages Blancs, que tous appelaient le Vieux Scribus. Il avait l'aspect classique des Mages ayant beaucoup vécu, et si sa robe était toujours éclatante, la barbe et la couleur de ses cheveux permettait sans erreur d'affirmer que le Mage Blanc Scribus Kabba avait de nombreux printemps derrière lui.
Le temps passant, tous les Mages autour de lui semblaient vieillir, tandis que lui semblait figé au milieu du temps et de la vie. Les années passant ne semblaient plus vouloir se permettre de creuser une ride sur ce visage de papyrus. Et il arriva un moment ou les Mages Blancs s'aperçurent qu'ils avaient tous, toujours connu Scribus, mais que personne ne connaissait quelqu'un qui l'eut connu jeune. Que personne ne se rappelait l'avoir jamais vu autrement qu'avec celle longue et soyeuse barbe blanche, et ses cheveux mi longs d'un blanc de banquise... mais Scribus était un tel monument, un tel puits de sciences et de savoir que jamais personne ne se serait permis de lui poser la question, non par peur des représailles, mais simplement par le respect qu'imposait sa stature et son statut.
Pourtant un jour, ce fut Scribus lui même qui vint rejoindre son plus proche élève dans ses appartements. Ce soir la, quand il franchit la porte des appartements de Sylveste, Scribus n'avait pas son visage enjoué et ce sourire qui lui collait toujours aux traits. Quand il franchis la porte de Sylveste, Scribus amena avec lui une ambiance froide et triste. On aurait presque pu sentir le frisson le suivre et pu voir la tristesse descendre comme un voile de brouillard dans ces petits matins humides au milieu des plaines verdoyantes.
Cette ambiance maussade frappa Sylveste qui n'avait jamais vu son Maître autrement que gai et enjoué. Il en resta comme pétrifié. Le changement était tellement radical qu'il pressentit instantanément que le vent qui poussait celui qui lui avait tout appris, donné le gout des sciences et de la recherche, enseigné l'amour et la compassion, l'attention et la rigueur en ses murs était un vent de mort. Et un frisson le parcouru. Afin de se rassurer, il l'attribua au vent s'étant engouffré dans la pièce au moment ou Scribus refermait le battant de la porte.

Scribus s'approcha lentement de son meilleur élève, et s'assit doucement dans le fauteuil à coté de lui. Et il resta silencieux, comme pesant le pour et le contre, hésitant à lui parler. Il se passa un long moment durant lequel Scribus resta sans bouger, muet, le regard perdu dans le vague, et Sylveste à ses cotés, immobile, à observer celui qui venait de toute évidence lui porter une mauvaise et douloureuse nouvelle.

Enfin Scribus ouvrit la bouche. Il parla lentement, distinctement, pendant plusieurs heures. Son discours calme, posé et la conviction qu'il y mit firent que tout naturellement Sylveste écouta son professeur, sans même penser à l'interrompre ou le questionner. Il buvait ses paroles avec le plus grand intérêt, même s'il était mêlé d'un sentiment de tristesse et de stupeur enlacées grandissant au fur et à mesure que les mots s'évadaient des lèvres du plus grand savant des Mages Blancs.

Scribus raconta a Sylveste qu'il était né il y a plus de 2000 ans et que lui et un petit groupe de savants avaient crus pouvoir jouer dans leur jeunesse, avec les pouvoirs et les puissances qui les dépassaient. Qu'avides de pouvoir et de reconnaissance, ils avaient parcouru le mythe de la fontaine de Jouvence, de l'éternelle jeunesse, et en avaient découvert la potion. Oh non pas du premier coup, mais après de nombreuses années et de nombreuses expériences, des centaines et des centaines de tentatives...

Et que de ce groupe de pionniers, il était le seul qui ait vécu assez longtemps pour pouvoir s'abreuver à la fontaine qu'ils avaient tous cherché toute leur vie... Que de tous ceux qu'il avait aimé, et de tous ceux avec qui il avait partagé la vie, il ne restait personne depuis bien trop longtemps.

Scribus expliqua à Sylveste que le rêve des hommes est une chimère en soi. La vie n'a d'interêt que si elle n'est pas éternelle. Ne plus avoir la perspective de la fin ne vous pousse pas a faire les choses... Et vous fait petit à petit perdre tout gout à cette vie de laquelle vous ne pourrez plus vous défaire...

Il raconta à son élève que cette constatation il l'avait faite depuis plus de 1000 ans déjà et que s'il n'avait pas mis fin à ses jours plus tôt, afin d'abréger ses souffrances, c'est parce qu'il voulait tout de même que ses confrères puissent tirer un bénéfice de ses recherches et de son expérience... Il s'était bien aperçu que la vie, telle qu'elle était normalement, pouvait tout de même être rallongée un peu, mais qu'il voulait que cela ne puisse pas être éternel comme dans son cas. Il avait donc consacré tout son temps a rechercher une formule permettant aux Mages Blancs de vivre non pas 200, comme tous les autres, mais 500 ans, il tenait pourtant à ce qu'ils ne puissent prolonger cette formule par quelque manière que ce soit.

Les 2741 ans de vie et de connaissances accumulées par Scribus étaient tellement importantes que bien maigres seraient les chances des Mages qui suivraient de pouvoir casser les sortilèges de protection qu'il avait mis autour de sa potion...
Il voulait que les Mages puissent profiter de la vie un peu plus, mais qu'ils devaient se conformer a l'échéance, car elle seule permettait de vivre... Et de profiter de la vie.

Une fois son récit achevé, il sourit à Sylveste, et posa sur le guéridon une fiole et une page pliée en quatre. Dans un geste de bienveillance, il apposa une dernière fois les mains sur ces objets et sans se retourner, sans un mot, il ouvrit la porte et disparut.

Sylveste resta abasourdi un long moment encore, en état de choc, essayant de trier toutes les informations données par Scribus, essayant de comprendre ce qui se trouvait posé devant ses yeux depuis plus d'une heure déjà, essayant de comprendre ce que Scribus était parti faire. Quand tout d'un coup il se figea. En l'espace d'un éclair, il avait compris. Il avait compris que Scribus lui livrait à lui et aux Mages Blancs son secret, qu'il le leur livrait mais en les protégeant d'eux mêmes et des désirs fous de ceux qui ne peuvent mesurer les conséquences de leurs actes avant qu'il ne soit trop tard, et que cette tache enfin accomplie, il s'en était reparti, enfin se reposer à tout jamais...

Sylveste, sans même prendre le temps de se couvrir, s'élanca

La mission des Mages Blancs, ils le savaient depuis longtemps est de soigner, de soulager et de guérir. Ils doivent dispenser le bien et éviter le combat...

Et cela fut pendant longtemps. Estimant que leurs connaissances ne pouvaient rester isolées au sein de la cité, petits groupes par petits groupes, les Mages Blancs partaient aux quatre coins de la planète afin de dispenser leurs soins et leurs savoir pour guérir et soulager. Sans rechercher d'intérêt ni de gain, sans jamais chercher d'autre remerciement que les yeux brillants des gens qu'ils avaient ramené à la santé, ils parcouraient routes et chemins, de jour comme de nuit, été comme hivers, que le soleil brille ou qu'il soit recouvert d'un rideau de pluie.

Partout où ils passaient, ils soignaient les malades, soulageaient les maux de toutes sortes, faisaient disparaitre les blessures de guerre. Ils ne manquaient jamais d'enseigner à ceux qui en faisaient la demande, les arts qui étaient les leurs, pensant que cette science devait servir au plus grand nombre. Ils restaient parfois longtemps au même endroit, formant certains sages à la totalité de leur art, leur enseignant tout ce qu'ils savaient dans l'art de guérir, de soigner et de soulager.

Les Mages Blancs exploitaient également entre eux une autre capacité magique, la télépathie. Ainsi, chaque nouveau cas était transmis à tous, chaque solution entendue par chacun d'entre eux. Et même loin de chez eux, et isolés de leurs congénaires, , les Mages de la Guilde développaient encore et toujours leur science du bien pour tous.

Pendant des décennies, ils purent exercer leur art dans la paix. Tous ceux qui n'avaient même qu'entendu parler d'eux les accueillaient dans l'allégresse, car ils n'apportaient que des bonnes choses aux villages qu'ils traversaient.

Mais cette réputation, qui ne connaissait plus de frontière commençait à déranger.

Des seigneurs moins bien intentionnés commençaient à trouver leur ego souillé de gens qui arrivaient à avoir une telle aura sans aucun combat et sans livrer bataille... La guerre étant la science des chevaliers, ils ne comprenaient pas qu'il puisse y avoir de hauts faits autres que d'armes!

Ils se mirent donc à la recherche des Mages Blancs, afin de supplanter ceux qui avaient une telle réputation...

Ils pensaient qu'en les battant ils acquièreraient une réputation encore plus grande, et que de vaincre ceux que l'on considérait aujourd'hui presque comme des Dieux ne pourrait que leur accorder le titre de plus grand seigneur de la planète... La folie des hommes est ainsi...

Ils se mirent donc à parcourir le monde en tous sens, cherchant des masses de mages à affronter, et ne croisaient que de petits groupes de 3 ou 4 Mages Blancs, plutôt chétifs, aux airs vieux et faibles. Ils s'étaient imaginés autre chose. Ils se dirent que des vieillards comme ceux la ne représentaient aucun risque, il leur fallait trouver la Cité et anéantir les forces jeunes. Ainsi les Mages Blancs disparaîtraient... A jamais... Sous le fil de leur épée...

Les Mages Blancs ne se cachaient pas. Il n'était donc pas difficile de trouver leur cité. Il suffisait de demander à ceux que l'on croisait, et ils indiquaient sans retenue le chemin qui menait à la Cité des Mages Blancs... Pourquoi d'ailleurs en aurait il été autrement?

Et les hordes, revenues de tous les horizons, se massèrent aux portes de la cité. Toutes les armées barbares s'étaient données rendez-vous pour être les vainqueurs de ces bienfaiteurs de l'humanité. Tous n'avaient qu'une idée sanguinaire en tête : les anéantir! Mais ils préféraient encore les anéantir à eux tous réunis pour être surs d'éradiquer ces Mages Blancs de la surface du monde.

Ils commencèrent donc à entourer petit à petit la cité. Au fur et à mesure des jours... des troupes de plus en plus nombreuses s'entassaient... Jusqu'à ce que l'on ne puisse plus voir un carré de terre à l'horizon... De la cité des Mages Blancs, quelque soit la direction ou l'on regardait on ne voyait que des soldats, à perte de vue...

Aussi nombreux les barbares étaient persuadés de gagner facilement la bataille... Et un soir, alors que les chefs militaires barbares festoyaient ensembles en ripaillant et rigolant à l'avance de l'avenir bien incertain de ces sorciers de pacotille qui feraient mieux de forger des épées plutôt que de préparer des soupes aromatiques, alors que cette nuit était éclairée par une lune pleine, des phénomènes étranges commencèrent à se produire...

La lumière de la lune s'estompa petit à petit, mais le plus étrange c'est qu'il n'y avait aucun nuage dans ce ciel clair! On aurait dit que quelqu'un baissait simplement la lumière... Cette lune si pleine et si claire s'assombrissait à vue d'oeil, devenant grise, puis gris foncé. Les étoiles si brillantes en cette saison semblaient s'éteindre une à une sur la voute étoilée comme des lampadaires que l'on éteint quand l'heure est trop avancée. Les ombres qui étaient partout semblaient s'estomper toutes seules. Mais les chefs barbares ne s'en apercevirent même pas... Pas avant que la lune n'ait totalement disparue...

C'est alors que tous s'arrêtèrent de parler. Lentement ils posèrent leurs aliments sur la table. Se regardant les uns les autres, cherchant le regard de celui qui avait organisé une si stupide plaisanterie... Sans réaliser une seconde qu'il était impossible d'organiser pareille plaisanterie!

Et dans cette nuit noire et profonde, une lumière blanche, faible attira leur regards à tous. Cette lueur venait de la Cité des Mages Blancs... Mais elle donnait l'impression de s'élever dans les airs, lentement, doucement.
Elle continua de monter au dessus de la Cité, exactement en son milieu. Quand elle fut haut dans le ciel, elle devint de plus en plus forte. Il semblait y avoir un personnage dans cette lumière, mais c'était impossible!!

Et pourtant! Ce personnage, vêtu d'une robe bleue, étendit les bras. On pouvait distinguer dans sa main gauche un grand bâton, comme les bâtons de marche des vieillards, mais ce personnage ne ressemblait en rien à un vieillard.
Et sa voix, forte raisonna aux oreilles de tous les millions de barbares assemblés autour de la Cité, et prononçant doucement mais fermement les mots, d'un ton qui ne laissait pas de doute, d'un ton décidé. Les quelques uns qui avaient fréquenté les Mages Blancs le reconnurent. Mais tous savaient que l'heure était grave.

"Comment avez vous osé?... Comment avez vous oser croire que vous pouviez?...
Je suis PMLux, le Devin des Mages Blancs... Depuis des jours je vous observe parcourir le monde à notre recherche... Et vous n'avez en tête que guerres et destruction... Vous n'envisagez comme avenir que la destruction et les ruines. Vous en rêvez que de victoires sur la défaite et la mort, que d'honneurs construits avec des briques de malheurs et de larmes."

Un vent glacial tomba sur l'assemblée. Tous frissonnèrent.

"Comment pouvez vous imaginer nous battre avec vos ridicules armes?...
Nous avions pour vocation de vous aider et de vous secourir tous...
Mais puisque vous voulez notre destruction... Nous ne soignerons plus désormais que les nôtres, et notre science ne franchira plus les murs de notre cité..."

Ce verdict réchauffa un peu le cœur de ces barbares qui craignaient une sanction plus militaire... Ils s'étaient toujours soignés par eux mêmes, et aucun d'eux n'avait réfléchi de savoir d'où pouvaient venir les techniques qu'ils utilisaient pour cela, qui leur avait enseigné la composition des potions qui les soulageaient! Depuis le temps, il étaient maintenant persuadés que leurs peuples avaient inventé seuls ces secrets de santé...

"A partir de maintenant tous les secrets que les Mages Blancs vous ont enseigné depuis des siècles, les Mages Blancs les récupèrent, et vous allez les oublier. Si vous voulez en bénéficier, vous devrez venir nous supplier!"

Cette phrase, aucun des barbares présents dans l'assemblée n'imagina que s'était une incantation et qu'au moment même ou ils l'entendaient, partout sur la planète, tous ceux qui n'étaient pas Mages Blancs oublièrent la science de ces derniers.

"Les Mages Blancs ne tolèrent pas les injustices... Et désormais vous devrez en répondre..."

Cette sentence, elle sonnait claire aux oreilles des barbares. Ce langage la, ils le connaissaient et ils commencèrent à être bien moins surs d'eux, malgré leur surnombre évident... Un sentiment les gagna, un sentiment d'insécurité, alors qu'ils étaient 1000 contre 1.

Ils en étaient à leurs réflexions quand il virent deux autres lumières s'élever au dessus de la cité. Les trois lumières, ou plutôt les 3 Mages formaient maintenant un triangle au dessus de la Cité, ils voyaient à eux trois tous les Barbares, ou qu'ils soient...

"Les Grand Mages de la Cité, Hellraser et Fanatic qui m'accompagnent ici, ont décidé d'aller à l'encontre de toutes nos règles, mais vous les y avez obligé..."

Un second frisson parcouru l'intégralité de l'assemblée, mais cette fois, les barbares se regardaient. Ils ne comprenaient pas grand chose à ce qui avait été dit jusque là, mais ils comprenaient encore moins de quoi PMLux pouvait bien vouloir parler...

"Ils ont décidé d'unir leur pouvoir pour réveiller les sorts enfouis et autoriser certains d'entre nous a employer la magie pour autre chose que soigner... Ils ont réveillés des Anges!"

Il se produisit alors un spectacle extraordinaire. De tous les cotés de la Cité s'élevaient maintenant des Mages de la couleur du Feu, de la couleur de la Glace, ou de la couleur de la Terre, ils étaient des dizaines, des centaines, à se masser aux cotés des Grands Mages et du Devin...

"Les Anges de Feu vous montreront la magie des Démons, les Anges de Glace vous montreront la magie des Dragons et leurs frères les Anges de la Terre vous montreront la menace de l'équilibre des Loups Garous et des Léviathans.... Sachez qu'à partir de maintenant vous serez susceptibles de vous trouver face à eux à chaque fois que vos intentions et vos actions ne seront pas pures..."

Les barbares déjà stupéfaits, ébahis, furent encore plus effrayés quand ils virent les Anges agiter leurs bâtons... Et à chaque fois qu'un bâton bougeait, il apparaissait aux coté de l'invocateur un Démon, un Dragon, ou un couple Loup Garou - Léviathan... Il y en avait déjà des milliers dans le ciel aux cotés des Anges, et les Barbares se sentaient déjà beaucoup moins surs d'eux, sentant bien qu'il y avait finalement bien plus d'adversaires qu'ils ne le pensaient ...

"Si nous vous montrons les Anges c'est pour que vous sachiez que ces forces existent... Mais elles ne vous attaqueront pas aujourd'hui..."

Un grand soupir s'éleva des millions de barbares amassés. Une tension s'évanouit tout à coup dans leurs rangs...

"Les injustices commises à l'encontre des Mages Blancs sont l'affaire d'autres. Elles sont réservées aux 7 Gardiens de la Cité et de la Race, aux 7 Mages Blancs parmi les plus forts et ayant puissance et connaissance parmi les plus élevées de notre race..."

La stupéfaction se lisait sur tous les visages... De quoi parlait il? Personne n'avait jamais entendu parler de cela! Des histoires de Démons et de Dragons on les avait entendues déjà. Des contes racontant des histoires de Loups garous ou de Léviathans, qui obeiraient à des humains, on les racontait les soirs d'été autour du feu de camp pour faire peur aux enfants. Personne n'y avait cru avant de les voir apparaître dans le ciel au dessus de la cité, mais on en avait entendu parler... Les regards se levaient d'ailleurs pour constater que les créatures étaient toujours la aux cotés de leurs Maîtres... Mais l'interrogation perçait toujours tous les regards...

C'est alors que venant de l'extérieur, venant des horizons, des lumières plus fortes que tout ce que les Barbares n'avaient jamais vu se mirent à briller, encerclant les millions de Barbares amassés...

"Les Mages Blancs ont développé depuis longtemps des puissances que vous ne pouvez même pas imaginer... Et nous pouvons communiquer entre nous à distance... Ce qui nous a permis de demander aux 7 Archanges de venir faire ici leur office, et de venger l'injustice faite à l'encontre de leur peuple!"

A peine ces mots furent ils prononcés que les Dragons disparurent, ainsi que les Démons et les Anges redescendirent au sein de la cité. Seuls les Grands Mages et le Devin restèrent en l'air.

Et une vague de lumière et de chaleur vint de tous les horizons à la fois, submergeant tous et chacun individuellement. L'espace d'un instant il n'y avait plus que de la lumière, et personne ne pouvait voir autre chose, seulement de la lumière, pure.

Puis la Lumière disparut. L'obscurité se fit a nouveau. Et les Barbares n'en croyèrent pas leurs yeux... Ils n'étaient plus qu'un poignée.

"Vous n'êtes plus qu'un par race et par pays. Vous avez voulu anéantir les Mages Blancs, et nous vous avons donné un avertissement de ce que nous pouvons faire... Si vous n'êtes pas morts comme les autres, c'est pour pouvoir raconter aux vôtres, leur dire que votre cupidité leur a fait perdre la santé et la guérison, et que désormais ils devront vivre dans la maladie et le malheur..."

Un silence régnait parmi les quelques survivants, aucun bruit à des lieux à la ronde ne vint briser ce silence...

"Et que désormais quiconque s'attaquerait aux Mages Blanc disparaîtra dans un au-delà qu'il ne vaut mieux pas visiter..."

Les Grands Mages et le Devin redescendirent à leur tour dans la cité, et leurs lumières disparurent.

Les Barbares (enfin ce qu'il en restait) se retrouvèrent entre eux, au milieu de millions d'armures, de selles, de tables, d'armes jonchant le sol, vestige de leurs puissantes armées, évanouies en une seconde de lumière...

Et suivant le dernier conseil du Devin, les Barbares reprirent le route, en louant leurs dieux d'avoir été celui épargné par la colère des Archanges!

By PMlux
Le Mage Blanc
Le Mage Blanc
Déchiffreur de Parchemins
Déchiffreur de Parchemins

Messages : 98
Age : 37

http://magesblancs.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum